Symbiose

Symbiose naît d’une gageure lancée par Armand Lanoux, de l’Académie Goncourt, qui invite Gemmanick à lui présenter une toile témoin de son art, de celles qui pérégrinent dans la vie de tout grand artiste, qui incarnent et traversent son oeuvre en imprimant leur motif sous des formes et des déclinaisons variées ; de celles qui constituent le laisser-passer pictural qui leur ouvre la voie de la postérité…
 

Symbiose : Gemmanick

Symbiose 1984

 

Symboles et mystères_Symbiose ter_Gemmanick

Symbiose 1987

 

Symbiose

Symbiose 1994

Peindre le tout et les origines, l’allégorie de la vie sur terre à travers le prisme de son pays natal : le thème est trouvé.

Cagou majestueux – oiseau emblématique de la Nouvelle-Calédonie – porté par l’air, poisson de feu qui représente aussi les richesses naturelles de l’archipel, terre des fonds de la mer et toile envahie par l’eau : les quatre éléments sont réunis.

Porteuse du liquide amniotique qui donne la vie sur terre, la femme est en symbiose, point de rencontre entre l’eau et la terre, l’unité et la dualité, l’âme et son véhicule terrestre…

Le voile du mystère recouvre son visage : personne ne détient la grande vérité, dont seule une parcelle, fragment de miroir porté sur le troisème oeil, nous est révélée.

Nous sommes en 1976 : la première version de Symbiose voit le jour. Cette toile, que Gemmanick a déclinée sur plusieurs périodes, constitue un véritable témoin de son oeuvre marquée par l’ailleurs océanien et la quête d’une traduction symbolique de l’intraduisible…