La Thébaïde

En 1963, Gemmanick pleure la mort de son frère cadet, Yves, décédé à vingt-cinq ans à peine.

Une porte se ferme, une autre s’ouvre, et de la douleur de la perte naît le jaillissement spontané… Dans la pièce attenante au local de la mine de Houaïlou où Gemmanick peint entre deux analyses de minerai de nickel, les paysages verdoyants de jeunesse font place à un style plus profond, plus sombre aussi, baptisé Nuances. Il la fera remarquer et lui permettra de se faire exposer pour la première fois en 1965 : Gemmanick, la peintre-artiste, est née.

C’est durant cette période que Gemmanick peint la Thébaïde, autoportrait reflet du monde intérieur dans lequel elle trouve refuge pour transcender la peine qui la marquera des années durant.

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Nuances : La Thébaïde