Naku Made Mato

 

Naku Made Mato_Gemmanick

Symboles et mystères : Naku Made Mato

En 1969, Gemmanick expose au centre culturel de Nouméa. La centaine de toiles qu’elle présente – toutes vendues en deux semaines – attire l’attention du vice consul du Japon en Nouvelle-Calédonie.

Par son intercession, Seiji Togo, de l’Académie des Beaux-Arts du Japon, découvre le travail de Gemmanick, et ne tarde pas à lui écrire son admiration en quelques mots sobrement dactylographiés en français sur un petit bristol blanc : « Très intéressant, la copie de personne ».

Décidée à répondre en personne à un tel hommage, Gemmanick s’envole immédiatement pour le Japon afin de rencontrer le grand-maître Seiji Togo, qui la reçoit en son atelier. Enthousiasmé par l’oeuvre et la personnalité de l’artiste, ce dernier l’invite à participer au salon du Nika Kai, dont il est à l’époque le président.

Gemmanick y présente en 1970 Naku Made Mato (un oiseau imaginaire baptisé « J’attendrai qu’il chante » en référence à un fameux haiku – poème – sur le shogun Ieyasu, peint en 1967 pour un salon sur l’ornithologie au musée Bernheim de Nouméa). Le jury, intrigué, demande à faire la connaissance de l’artiste qui a donné un nom aussi célèbre à un oiseau si étrange…

C’est le début d’une belle aventure au pays du soleil levant pour Gemmanick, qui participera plusieurs fois au salon du Nika Kai, exposera sur la Ginza, galerie Nichido, et aura l’honneur de rencontrer le Prince et la Princesse du Japon.